Retour sur les travaux de l’été : la division des iris…

Chères lectrices, chers lecteurs, après une nouvelle interruption due, en partie, au démarrage des « grandes manœuvres » d’automne et d’hiver (dont je vous parlerai bientôt), je suis heureux de revenir vers vous en cette fin d’année pour vous donner des nouvelles du jardin.

Et pour commencer, remontons un peu le temps, pour nous arrêter sur une des tâches importantes de l’été : la division des iris. Il y a beaucoup d’iris à Saint-André, essentiellement Iris germanica. Je me suis concentré cette année sur les deux massifs, très emblématiques, qui ornent le jardin italien, le long de la pergola. J’ai été efficacement (et heureusement !) secondé dans ce travail par notre stagiaire, Antoine Santucci, étudiant de l’ENSP Versailles (Ecole Nationale Supérieure de Paysage) qui a passé un mois au jardin cet été.

Les iris, pour être heureux, en bonne santé et florifères nécessitent d’être divisés tous les trois ou quatre ans. Cette opération doit avoir lieu pendant l’été, après la floraison, de la mi-juillet jusqu’à la mi-septembre. Les massifs du jardin italien n’avaient pas été divisés depuis six ou sept ans : il était donc grand temps d’agir, les iris fleurissant de moins en moins.

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La touffe d’iris se développe de manière concentrique à partir d’un rhizome et s’étend progressivement, les rhizomes les plus anciens se trouvant au centre de la touffe. Au fil du temps, les rhizomes du centre se nécrosent et affaiblissent la plante.

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Il s’agit donc de déterrer délicatement la touffe d’iris, avec une fourche bêche, en tâchant de ménager le plus possible le système racinaire. Puis, à l’aide d’un couteau, de sélectionner les rhizomes les plus jeunes et les plus vigoureux qui se trouvent à la périphérie de la touffe, en les coupant franchement (en conservant une vingtaine de centimètres de rhizome) afin de les replanter rapidement (à raison de cinq ou six rhizomes par m2) dans un massif qui aura été préalablement soigneusement désherbé (les iris détestent la compétition des adventices) et dont le sol aura été amendé (ici, j’ai procédé à un apport de lombricompost sur toute la surface du massif). Les iris sont peu gourmands en matière organique mais après plusieurs années il est important de leur donner un petit « coup de pouce » pour les aider à reprendre.

_DSC2670Détail important : après avoir coupé le feuillage en éventail (afin de ne pas épuiser la plante stressée par la division et limiter l’évaporation) il faut veiller à ne pas enterrer le rhizome. Opération délicate qui consiste à n’enfouir que les racines en laissant le rhizome le plus possible en surface, bien exposé au soleil. La plantation s’est achevée par un arrosage substantiel (en raison de l’extrême sècheresse de cet été), en veillant toutefois à ne pas inonder les rhizomes fraichement repiqués (un excès d’humidité favorise le développement de moisissures).

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Antoine arrosant les iris fraichement repiqués…

Trois mois après, les iris divisés semblent s’être bien installés et produisent déjà leur nouveau feuillage. Nous attendons maintenant le printemps, en espérant que les iris rajeunis nous offrirons une belle floraison !

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Rhizomes repiqués en septembre ; le 20 décembre 2017

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