De retour sur la toile…

Chères lectrices, chers lecteurs,

Voilà bien longtemps que j’ai laissé ce blog en friche, sans m’en excuser auprès de vous, qui me faites la gentillesse de le suivre. Bien longtemps, c’est-à-dire un an !

Après un départ sur les chapeaux de roues, j’ai éprouvé le besoin de faire une pause. Tout d’abord pour que la tenue de ce « journal » ne devienne ni une corvée ni une servitude. Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas un adepte des nouvelles technologies, encore moins des réseaux sociaux dont je me tiens volontairement et résolument éloigné. Ces nouvelles technologies, dont j’apprécie la valeur et l’utilité, doivent à mon sens rester à leur place et demeurer des outils de communication et plus précisément, autant que faire se peut, de communication d’idées. Et la moindre des choses, quand on veut écrire, c’est d’avoir quelque chose à dire…

J’ai donc souhaité prendre un peu de recul et ne pas céder à l’immédiateté à laquelle nous sommes sans cesse contraints, immédiateté qui nous fait décrocher notre téléphone mobile, toutes affaires cessantes, au beau milieu d’une conversation ou d’un repas entre amis, immédiateté qui ne souffre pas qu’un courriel reste plus de deux heures sans réponse, immédiateté qui, en un mot comme en cent, n’est propice ni à l’élaboration de la pensée ni à la construction de relations humaines dignes de ce nom.

J’ai aussi ressenti le besoin de laisser murir ma compréhension de ce lieu unique qui, de jour en jour, s’affine, s’approfondit et me fait évoluer dans mon métier : ce n’est pas rien de travailler dans un jardin aussi métaphysique ! où la métaphysique, pour être plus précis, s’incarne dans une phusis d’une rigueur et d’une « rugosité » qui ne laissent pas indemne. En cela, ce jardin est sans pareil. Il n’essaie pas d’être une pâle copie du paradis terrestre (copies si souvent frelatées) : il est à la fois un bonheur et une épreuve, comme la vie…

Comme vous vous en doutez, le travail ne m’a pas manqué à Saint-André et j’aurai beaucoup à partager avec vous concernant les chantiers qui ont été lancés, dont certains sont essentiels.

Mais, par souci d’honnêteté envers vous — et envers moi-même ! — je rebaptise discrètement ce blog en remplaçant dans le titre « journal (presque) quotidien » par « journal épisodique« , bien plus conforme à la réalité : il faut être raisonnable !

Ceci dit, je vous promets de ne pas attendre un an avant de reprendre ma plume. Et le premier article que je me permettrai de vous soumettre contiendra de ces « considérations aigres-douces » annoncées dans le titre du blog et qui ont tardé à venir. Après avoir subi un troisième été dans ces contrées accablées de chaleur, de sècheresse et de touristes, le jardinier va se laisser aller à sa verve caustique !

A bien vite…

 

Photo : olivier exhalant de la vapeur d’eau, au soleil du petit matin, après une nuit de pluie. Saint-André, printemps 2019.

4 commentaires sur « De retour sur la toile… »

  1. Merci Olivier, votre philosophie du dialogue est une belle manière d’élever le débat et je suis comme vous lasse de cette immédiateté de communication que nous subissons a chaque instant. A très bientôt tout de même avec mon amitié
    Dominique

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  2. C’est toujours un plaisir de vous lire ; je suis donc très heureuse de ce nouvel opus. J’espère que Balthazar va bien. Vivement pour moi les retrouvailles avec ces jardins que j’aime tendrement et dont j’ai eu l’occasion d’apprécier récemment les propositions qu’ils vous doivent.

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