Deuxième moment solennel

Je reviendrai bientôt sur le sujet (problématique) des parterres de rosiers du Jardin italien mais je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette grande nouvelle : le paillage tant attendu des parterres à débuté ce matin !

DSC00864L’entreprise villenevoise Coop-élagage nous a livré de bonne heure un plein camion de broyât de peuplier tout frais. Gustave Viennet, propriétaire des lieux, m’a efficacement prêté main forte pour l’épandre aussitôt sur le premier parterre.

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Nous espérons beaucoup que cette opération, que nous répèterons régulièrement dans les années à venir, permettra de renouveler en profondeur un sol totalement épuisé et dans lequel les rosiers ne trouvent plus la matière organique nécessaire à leur croissance (il faudrait dire à leur survie !) Par ailleurs, le paillage protègera le sol des intempéries (nous savons désormais qu’il est néfaste de laisser les sols nus), permettra de limiter l’évaporation de l’eau d’arrosage mais aussi la réverbération excessive de la chaleur et de la lumière par une terre composée essentiellement de sable.

 

Planter, déplanter, replanter…

Au début du mois d’avril, après avoir désherbé les quatre parterres de rosiers du Jardin italien, une de mes premières tâches a consisté à replanter une centaine de pieds de

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santolines qui composent les bordures de ces parterres. C’était sans compter sur les conditions climatiques provençales que j’avais un peu oubliées après un séjour de presque 10 ans à Paris : le sud-est n’est pas l’Île-de-France. Et je constate, première leçon, qu’il est déjà trop tard pour planter au début du mois d’avril. La grande chaleur, arrivée brutalement, a grillé sur place nos pauvres santolines, qui n’ont pas eu le temps de s’installer.

A cela s’ajoutent des conditions pédologiques peu favorables, j’aurais l’occasion d’y revenir bientôt lorsque je vous parlerai plus précisément du défi qui se présente à nous dans les parterres de rosiers. Le sol, vraisemblablement « importé » de la plaine du Rhône au moment de la création du Jardin italien, est essentiellement composé de sable et de limon et par conséquent d’une pauvreté extrême. Cette pauvreté en matière organique, si elle pose problème aux rosiers, ne devrait pas en poser aux santolines, habituées aux sols ingrats. Une autre caractéristique de ce sol est de ne pas retenir l’eau et de s’ouvrir en séchant. dsc02350.jpgExposé en permanence au plein soleil, la terre se fend et forme ainsi de nombreuses poches d’air autour des mottes des jeunes santolines qui n’ont pas pu développer leur système racinaire.

Je viens donc de passer ces deux derniers jours à déplanter les santolines pour les remettre en pots : bassinage intensif, paillage, rabattage drastique, mise à l’ombre, j’espère que ces soins permettront de les sauver pour une replantation ultérieure à l’automne qui semble désormais la saison la plus appropriée pour les plantation sous ces latitudes. Je ne manquerai pas de vous donner de leur nouvelles dans les semaines qui viennent.

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Joies simples du jardinier

Depuis deux jours me voilà équipé d’un objet simple mais qui change la vie : un dévidoir de tuyau sur roues ! Il me permet désormais d’arpenter allègrement le jardin pour venir en aide aux assoiffés qui ne bénéficient pas de l’arrosage automatique (notamment les plantes en pots) sans avoir à porter à bout de bras une vingtaine de mètres de tuyau (très lourds lorsqu’ils sont encore remplis d’eau…) Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous le présenter.

Moment solennel

Aujourd’hui, l’arrosage automatique des massifs les plus sensibles du jardin est totalement opérationnel ! Le réseau primaire avait été installé cet hiver. Il y a quinze jours, une entreprise locale est venu installer les réseaux secondaires dans les différents massifs. Ce soir, point d’orgue de l’opération, j’ai paramétré les programmateurs de chaque secteur : me voilà pour l’essentiel libéré des séances d’arrosage au tuyau, ce qui me rendra disponibles pour d’autres tâches au jardin. Ce n’est pas du luxe puisque la radio ou la télévision ont dû vous informer que nous battions des records de chaleur à Avignon ces jours-ci… 38° au plus chaud de la journée un 13 juin : l’été débute en fanfare et avant l’heure.

Il s’agit d’un arrosage au goutte-à-goutte enterré, ce qui garantira un arrosage copieux et en profondeur, avec des taux d’évaporation moindres. Ce sont les parterres de rosiers du jardin italien qui inaugurent cette nuit notre tout nouveau système !

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Température prise à l’ombre aujourd’hui en fin d’après-midi… En plein soleil, rajouter quelques degrés supplémentaires !