Lundi 6 avril

Aujourd’hui à Saint-André

Travaux du jour

Le vent s’étant manifesté plus tard que prévu, j’ai pu commencer le semis de prairie fleurie dans le jardin italien. Deux palmettes sur quatre… puis le vent s’est levé ! Suite et fin demain, si le vent est tombé.

Cette année, je vais tester une nouveauté… L’an dernier, nous avons constaté que, bien que très belle, la prairie fleurie était un peu trop haute, surtout sur les bords des palmettes dont elle masquait le dessin. Afin de conserver au mieux ce dessin, j’ai donc proposé de semer une « alternative » au gazon (dont je vous donnerai la composition demain), adaptée à un terrain pauvre, sec et ensoleillé, que je tondrai donc régulièrement afin de conserver une bande rase et tapissante sur les bords des parcelles. Seul le centre des palmettes est semé en prairie fleurie. Voilà le projet de l’année, sur le papier en tout cas…  Nous verrons dans quelques mois si le résultat concret est à la hauteur concept ! Croisons les doigts.

Musique du jour

Je voudrais partager avec vous une œuvre qui me tient très à cœur, en étant conscient qu’elle sera peut-être difficile et déconcertante : Verklärte Nacht, « La Nuit transfigurée » op. 4, d’Arnold Schönberg (1874-1951), composée en 1899. Œuvre d’ombre et de lumière, que j’écoute souvent au jardin. Elle se joue d’un seul souffle. Ne vous laissez pas décourager par l’âpreté de la première partie, tendue, nocturne, dissonante, déchirante, presque angoissante et qui nous saisit aux tréfonds de l’âme (et du corps) : elle prépare à la lumière, qui vient tout apaiser avec douceur de manière bouleversante. La Nuit transfigurée est un cheminement.

Je vous propose de l’entendre dans sa version pour sextuor à cordes (qui a ma préférence ; il existe aussi une version pour orchestre à cordes), magistralement interprétée par les membres du Quatuor Ébène, auxquels se sont joints Arnaud Thorette à l’alto et Felix Drake au violoncelle.